My Mooc met le cap sur l’international

Il y a un peu plus de 3 ans nous avions rencontré Clément Meslin au début de l’aventure My Mooc. Depuis la start-up a connu le succès, créé la cérémonie des « Mooc of the year », racheté son concurrent Mooc-francophone et annoncé cet été l’acquisition de l’américain Mooctivity. Nous souhaitions donc que Clément nous raconte ce beau parcours et c’est dans ses nouveaux locaux du 10 boulevard Haussmann qu’il nous a accueilli pour répondre à nos questions.

MY MOOC

L’équipe My Mooc dans ses nouveaux locaux

Comment avez-vous fait évoluer votre concept ?

Le concept s’est énormément développé. Quand on s’est rencontré il y a 3 ans, nous étions un annuaire de MOOC. Puis, on a rapidement souhaité les évaluer, un peu sur le modèle de Tripadvisor, grâce un module de notation directement intégrée dans les plateformes, ce qui nous a permis de démultiplier rapidement le nombre d’avis. Cela nous a permis d’avoir de plus en plus de visiteurs et de récolter des données qualifiées.

Il y a un an nous avons une nouvelle étape en rachetant Mooc-francophone, ce qui nous a fait franchir un cap en terme trafic puisque nous sommes passés de 40 000 visiteurs uniques/mois à 150 000 visiteurs uniques/mois et quasiment 50 000 avis collectés en quelques mois. Aujourd’hui, le site est disponible en 4 langues avec des visiteurs en provenance de 50 pays différents, même si la francophonie représente encore 90% de notre trafic.

Quel est votre modèle économique ?

Sur le site My Mooc, nous ne proposons que des MOOC gratuits, même si certains proposent des certifications payantes. Nous ne référençons pas les SPOC (Small Private Online Courses). Nos visiteurs viennent chercher du contenu gratuit et on ne veut pas les perdre.

Notre business model repose donc sur notre offre « My Mooc for business », que nous commercialisons depuis 2 ans et qui a séduit à ce jour plus de 50 entreprises dont des grands noms comme Air France, Allianz, Vallourec ou bien encore Bouygues Telecom.

En fait, la création de ce service s’est faite naturellement : on s’est aperçu quelques mois après notre création que les responsables formation de certains grands groupes utilisaient notre plateforme pour rechercher des MOOC à recommander à leurs salariés. Certains nous appelaient même pour que nous les aidions dans cette recherche. On a donc imaginé une offre qui permettrait aux directions formation et RH de nous confier cette mission de curation.

C’est simple, l’entreprise nous exprime ses besoins pour compléter ou renforcer les formations existantes, en définissant des mots clés (soft skills, acculturation au digital, gestion de projet…) qui caractérisent ce besoin. Suite à cela, notre équipe travaille pour leur proposer un catalogue et une sélection mensuelle de MOOC qui est généralement complétée par des ressources pédagogiques gratuites (conférences, tutoriaux, etc). Et enfin, nous intégrons ce catalogue de ressources sur une plateforme en marque blanche, qu’on actualise au quotidien.

Cette sélection est réalisée chez nous par une équipe de « learning curator » qu’on a monté au fil du temps avec Rémi, un des co-fondateurs de la start-up en charge des opérations. Pour recommander les meilleurs contenus aux entreprises, notre équipe s’appuie sur les avis récoltés via www.my-mooc.com mais va aussi chercher et tester d’autres types de ressources gratuites (conférences, vidéos, articles…). On offre ainsi aux collaborateurs un véritable catalogue de contenus en ligne pour se former tout au long de sa carrière.

Cette offre de contenus est livrée sous la forme d’un portail web en marque blanche habillable aux couleurs de l’entreprise et le coût de l’abonnement mensuel est d’environ 1 500 € par mois (en licences illimitées). Même si pour les plus petites entreprises qui n’ont pas forcément besoin de toutes les fonctionnalités, nous descendons jusqu’à quelques centaines d’euros/mois.

Enfin, en plus des entreprises, on a aussi développé cette offre auprès de certains réseaux Alumni de grandes écoles comme L’ESCP qui offre ainsi la possibilité à ses anciens élèves d’accéder à un large catalogue de MOOC pour se former tout au long de leur vie grâce à leur ancienne école. On commence d’ailleurs à avoir un dialogue avec certaines grandes écoles qui veulent proposer ce service comme complément de cours à leurs étudiants les plus motivés.

Irez-vous jusqu’à éditer un LMS (Learning Management System) ?

Non, notre technologie est complémentaire de celle d’un LMS et elle s’intègre d’ailleurs facilement aux LMS déjà en place chez nos clients entreprises. Pour cela nous avons développé des partenariats avec les principaux acteurs du marché. Notre offre peut ainsi être accessible pour l’apprenant soit directement dans le LMS de son entreprise via un onglet My Mooc intégré en iframe, soit via une connexion directe (SSO) en conservant ses identifiants et mots de passe d’entreprise.

Vous avez racheté début août Mooctivity. Quelles sont désormais vos ambitions en France et à l’international ?

On a pris contact en décembre 2017 avec les fondateurs de Mooctivity qui sont basés à San Francisco et qui étaient de passage à Paris. Ils avaient lancé le site en 2013 pour en faire une plateforme communautaire sur les MOOC avec des avis et appréciations. Le site avait eu un très fort trafic, mais son audience commençait à baisser faute d’animations suffisantes. Les fondateurs étaient donc à l’écoute d’une offre de rachat. Nous sommes parvenus à un accord après un peu plus de 6 mois de négociation. Avec ce rachat, notre objectif est d’attaquer le marché anglophone sur la base d’un trafic existant, sans devoir investir des fortunes dans l’achat de mots clés Google Adwords. Nous allons pouvoir nous appuyer sur le trafic de Mooctivity pour attirer les internautes anglophones Notre principal concurrent sur ce marché est Class Central qui génère sur son site un trafic de 50 000 visiteurs uniques par jour, ce qui est énorme.

Aujourd’hui si tous les MOOCs en anglais des plateformes internationales (Coursera, Edx Future Learn) sont bien présents sur notre plateforme, notre trafic de visiteurs anglophones ne représente que 10% du total. Notre objectif est d’atteindre 30% à un horizon à 6 mois.

Vous organisez aussi chaque année la cérémonie des MOOC of the year. Quelles seront les nouveautés de la troisième édition ?

Elle aura lieu fin janvier 2019 en partenariat avec Les Echos Start, le Lab RH et le salon Learning Technologies qui voulait s’associer à une soirée. Outre la traditionnelle remise des trophées, il y aura une table ronde avec des acteurs de l’écosystèmes des MOOC.

Après le cocktail nous ouvrirons un village de l’innovation qui accueillera 4 ou 5 start-ups qui portent de vraies innovations dans le monde de la formation en ligne et des ressources humaines. Cela sera l’occasion pour elles d’en faire des démonstrations aux invités dans un contexte convivial.

Pour les prix des Mooc of the year, les candidatures pour la compétition pourront être déposées pendant 2 mois à partir de début novembre. Le jury qui se réunira début janvier sera composé en partenariat avec le Lab RH.

Quelles évolutions constatez-vous sur le marché des MOOC ?

L’année dernière plus de 350 MOOC ont été produit en France, soit quasiment un par jour et il y a de plus en plus d’acteurs qui continuent d’en créer.

Il y a 5 ans, certains articles ont sans doute pêché par excès en portant les MOOC au pinacle et en prédisant la fin de l’enseignement traditionnel. Aujourd’hui, avec du recul, on constate que les MOOC n’ont certes pas tout révolutionné, mais qu’ils ont apporté des évolutions majeures en terme de pédagogie notamment le collaboratif.

Aux yeux des entreprises de plus en plus de MOOC peuvent être utilisés comme complément de formations par leurs salariés et chez les créateurs de MOOC il y a de plus en plus la réflexion de produire du contenu pour renforcer l’employabilité des apprenants.

De la même façon qu‘à leur apparition les voitures n’ont pas tué le vélo et les autres moyens de locomotion, les MOOC n’ont pas vocation à être une solution unique et universelle. Ils font avancer la pédagogie et diversifient les moyens d’apprendre. Avant l’émergence des MOOC, on avait aucun moyen (ou presque) de décrocher une certification reconnue gratuitement, ou pour quelques dizaines d’euros, grâce aux ressources en ligne.

C’est aujourd’hui possible, des 4 coins du monde.

 

Les MOOC au coeur de la transformation des enseignements de l’Institut Mines Télécom

Fin avril l’Institut Mines Télécom publiait son premier rapport d’activité sur le développement des Massive Open Online Courses (MOOCdepuis son démarrage en 2013 jusqu’à fin 2016. Un rapport très complet, téléchargeable depuis ce lien , qui constitue un retour d’expérience très riche qui nous a donné l’envie d’en savoir un peu plus en interrogeant Nicolas Sennequier, le directeur des pédagogies numériques à la direction générale de L’IMT.

 

Vous avez produit 26 MOOC dont 10 sur les 12 derniers mois. Comment gérez vous l’industrialisation de cette production ?

Je vais peut-être vous étonner, mais on pourrait dire qu’en pratique, chacun de nos MOOC est un prototype, une nouvelle aventure pédagogique. Nous avons assez peu d’industrialisation mais plutôt du partage d’expérience. Une équipe au niveau de la direction générale de l’Institut a été constituée pour apporter de la compétence aux équipes des écoles qui se lancent dans un projet MOOC

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FUN lance son premier MOOC nouvelle génération

Logo du projet EIFFELa de France Université Numérique

France Université Numérique (FUN) avait annoncé il y a quelques mois la mise en place de nouveaux dispositifs d’apprentissage et la mise en accessibilité de ses contenus, dans le cadre du projet IDEFI-Numérique EIFFELa (Expérience innovante sur FUN pour des formations en ligne accessibles).

Ce projet qui bénéficie d’une aide de l’État gérée par l’A.N.R. au titre du programme d’Investissements d’Avenir (ANR.-15-IDFN-0012) regroupe plusieurs acteurs publics et privés et des start-up innovantes (Adways, Domoscio , Glowbl).

Le projet a pour ambition de rendre les Massive Open Online Courses (MOOC) plus accessibles et interactifs, grâce à l’ajout à la plateforme Fun, développée sous edX, de nouvelles fonctionnalités innovantes :

  •  vidéos enrichies (quiz, bulles, liens),
  •   » MOOC live « , pour proposer des échanges synchrones avec un grand nombre d’apprenants  via des outils collaboratifs,
  • « Révisions » avec l’objectif de faciliter l’acquisition des compétences et ainsi faire baisser le taux d’abandon.

Son cahier des charges a aussi pour ambition de rendre les MOOC plus accessibles quel que soit le contexte de navigation (ordinateurs, tablettes ou smartphones) et l’éventuel situation de handicap de l’apprenant.

Le projet EIFFELa va se déployer sur la durée, et les fonctionnalités seront petit à petit intégrées dans certains MOOC selon une démarche « test and learn ».

Le MOOC « Migrations internationales : un enjeu mondial » de Sciences Po accessible depuis le 23 janvier est le premier de cette nouvelle génération de Massive Open Online Course. Nous nous sommes empressés de tester ces nouveautés. Lire la suite

MOOC : les 3 infos de l’été à retenir

-Si vous avez profité de l’été pour décrocher et vous déconnecter, MOOC info.net vous a sélectionné les 3 faits marquants de l’été. Ils nous semblent être les signaux faibles de ce que sera l’évolution de l’éco-système des Massives Open Online Courses (MOOC)  dans les prochains mois  :

1.L’Institut  Mines Télécom  signe avec Edx

Logo de la plateforme de MOOC EDX

Par un communiqué en date du 7 juillet, L’Institut Mines Télécom (IMT) officialisait son partenariat avec Edx, la plateforme créée en 2012 par le M.I.T (Massachusetts Institute of Technology) et Harvard. Le MOOC  Digital Networks Essentials (Principes des réseaux de données) est le premier à être distribué par la plateforme.

L’IMT devient la première institution française à être présente sur les 2 plateformes américaines (Coursera, Edx). L’IMT a déjà produit 20 MOOCs et s’ouvre ainsi les portes d’une large distribution  à l’international. Pour rappel, Coursera vient de dépasser les 21 millions d’inscrits et Edx revendique 8 millions d’utilisateurs.

L’analyse :  L’IMT fait partie pionniers des MOOCs et cet accord montre qu’après la production de ces formats, la nouvelle bataille sera celle de la distribution tant pour amortir les coûts de production que pour attirer les meilleurs étudiants et professeurs. La mondialisation de l’enseignement supérieur s’amorce…

2.France Université Numérique annonce un partenariat avec le Maroc

Logo de FUN

Le 17 juillet France Université Numérique  annonçait avoir signé un accord avec le gouvernement marocain pour la création d’une plateforme de MOOC en marque blanche avec un double objectif :

  • permettre aux Universités marocaines de diffuser largement leurs MOOCs ou formations digitales, auprès du public marocain et plus largement francophone,
  •  développer les partenariats de création et de distribution de MOOCs entre universités françaises et marocaines.

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Des MOOCs au Congo

 

MOOC en RDC

Centre présentiel du programme MOOC Camp à l’American Corner Limete de Kinshasa

Internet abolit  les frontières et relie les hommes. Ainsi début juin ai-je été contacté par Gabriel Lomengo Shango, président national du Réseau des Facilitateurs Congolais de MOOC qui à la lecture de ce blog souhaitait témoigner sur l’arrivée des  Massives Open Online Courses  en République Démocratique du Congo (RDC). Par son canal, j’ai fait connaissance de Pascal Tshimanga, initiateur du Programme MOOC Camp auprès de l’ambassade américaine en RDC. L’occasion de voir comment les MOOCs s’acclimatent à l’Afrique francophone.

Comment les MOOCs sont il arrivés en RDC ?

Tout a commencé en novembre 2013 quand l’ambassade des Etats-Unis en RDC a décidé à l’occasion de la Semaine Internationale de L’Education de mettre en place « Le programme MOOC Camp ». L’idée était  de proposer des MOOCs aux congolais en formation continue dans le but de pallier l’inadéquation persistante entre les formations et les besoins du marché du travail . Ce programme toujours en cours, se réalise dans les espaces américains existants dans toutes les provinces de la République Démocratique du Congo. Pour son déploiement l’ambassade américaine collabore avec d’autres institutions privées et publiques. Une fois la sélection des MOOCs effectuée, les annonces sont lancées en ligne sur la page officielle Facebook de l’ambassade avec le lien de formulaire en ligne pour l’inscription. Les intéressés s’inscrivent en choisissant les MOOCs proposés ainsi que leur site physique de regroupement. Ces sites sont équipés d’ordinateurs avec une  connexion internet et des “facilitateurs” formés au préalable accompagnent les apprenants tout au long du MOOC. Nous appelons ces rencontres des « regroupements en présentiel » ou « meetup ». A la fin de ces MOOCS, les apprenants ayant réussi envoient leurs certificats à l’ambassade via leur facilitateur. L’ambassade organise ensuite une cérémonie officielle de remise de certificats. Le soutien du programme comprend aussi la rencontre des experts locaux que l’ambassade mobilisent pour enrichir les parcours d’apprentissage des “MOOCeurs”, l’organisation des sessions d’information, les opportunités d’études aux États-Unis à travers le centre-conseil EducationUSA et des opportunités de micro-financement. Lire la suite

Une vingtaine de MOOC impactés par des incidents techniques sur France Université Numérique

Dysfonctionnement techniques sur France Université Numérique

MOOCs inaccessibles tout le week-end du 10 et 11 octobre, des réponses aux tests et devoirs définitivements perdus et qu’il faudra refaire, les inscrits aux 26 MOOCs en activité sur France Université Numérique ont connu ces derniers jours quelques émotions.

En date du mercredi 14 on pouvait lire sur la page « Infos cours et actualités » de certains MOOCs impactés le communiqué suivant :

« Vous avez certainement remarqué des dysfonctionnements sur la plateforme FUN au cours de la semaine dernière et un arrêt complet pendant le week-end.

Grâce au travail des équipes techniques le service a été rétabli à partir de dimanche soir et c’est alors que nous nous sommes aperçus (et certains d’entre vous les premiers) que des données avaient disparu.

Toutes les réponses aux tests et les devoirs soumis entre le 7/10 16h57 et le 9/10 17h58 ont été perdus.

Si vous avez fait un test durant cette période et que vous ne voyez pas sa note dans la barre de progression, il vous faudra le refaire.

Nous sommes désolés de tous ces incidents !

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Le CRM des inscrits aux MOOCs reste à inventer …

Lundi 23 et Mardi 24 , dans les locaux du CNAM, se sont déroulées les journées pédagogiques de la Société Informatique de France (SIF) sur le »Thème Informatique et MOOC ». L’occasion avant l’été d’établir le bilan de la 1 ère année universitaire des MOOCs français.

Informatique et MOOC journées de la SIF

Rappelons que le phénomène des Massive Open Online Courses est très récent, et qu’à part quelques exceptions notables comme le MOOC gestion de Projet animé Par Rémi Bachelet ( Ecole Centrale de Lille), et le MOOC Internet Tout y est Pour Apprendre (ITyPA) de Jean Marie Gilliot (Mines Telecom), il a fallu la création de la plate forme France Université Numérique (FUN) pour voir se construire une offre digne de l’enseignement supérieur français. Au total on peut considérer que d’octobre à juin une quarantaine de MOOC bénéficiant de la caution d’universités ou de grandes écoles ont eu lieu. La plupart seront reconduits l’année prochaine, ce qui prouve qu’ils ont atteint leurs objectifs et trouvé leur public.

  • Les chiffres de France Université  Numérique 

Si la plateforme FUN avec ses 298 000 inscrits à fin juin est loin des 8 millions de Coursera elle constitue le premier échantillon à grande échelle permettant de tirer quelques enseignements sur les inscrits. Catherine Mongenet, chargée de mission FUN  a pu devant l’auditoire livrer des chiffres  :

  • 164 000 comptes FUN ont été crée. Un inscrit a donc suivi en moyenne à 1,8 MOOC
  • 9 600 inscrits en moyenne par MOOC
  • 36 000 inscrits sur le MOOC le plus populaire (« du manageur au leader » du CNAM)

Des chiffres en nombre de visiteurs  et d’inscrits qui peuvent impressionner si on les compare à un cours en présentiel, mais qui représentent  des volumétries similaires à celles de nombreux sites internet et de leurs communautés.

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